Mes 40 jours : Laos / Part 2

12/01 : J’adore les capitales ! 

Nous arrivons à Ventiane à 8h du matin et partageons un tuc tuc à plusieurs occidentaux pour rejoindre le centre. Comme à notre habitude nous visitons chaque auberge avant de faire notre choix et de déposer nos bagages. Sur le chemin nous croisons une boulangerie nommée le Croissant D’Or et nous nous régalons de pains au chocolat et d’un énorme petit déjeuner que nous estimons bien mérité. Nous partons ensuite nous faire épiler, dans la même cabine, l’intimité est à son apogée. Après la disparition de nos poils nous allons nous faire masser. Un super massage laotien ! Je suis super décontractée et je suis ravie de retrouver un vrai lit juste après.

Je décide de rester à Ventiane pour faire mon visa pour la Thaïlande, il semblerait que par voie terrestre il ne soit valable que 15 jours et je ne veux pas perdre de temps sur place à rallonger le mien. Je préfère perdre de l’argent et du temps à Ventiane, après tout être dans une capitale me réjouit : de la bonne nourriture, des bars, des occidentaux. Mais le soir même, après un dîner aux chandelles dans un grand restaurant italien, je me rend compte que le couvre feu retentit à 22h30. Tout le monde au lit ! WTF, même à Ventiane il y a un couvre feu ?!

13/01 : Visa or not Visa ?

Il est impossible d’envisager une séparation après ces 16 jours passés ensemble. Chloé qui ira aussi en Thaïlande décide de faire le visa en même temps que moi et ce matin, de bonne heure, nous nous rendons à l’ambassade. Le tout se goupille assez bien et nous y passons qu’une grosse heure. Nous rentrons à pied et sur le chemin nous passons dans un marché où les laotiens sculptent l’or et l’argent, des monuments magnifiques (ambassades, musées nationaux, le palais royal, des boutiques de textiles et de décoration). De retour dans le centre nous décidons de faire une sieste et je m’assoupie jusqu’au soir. Nous partons dîner dans un super chouette restaurant français, Couleur D’Asie: salade de courgettes au citron et à la menthe, entrecôte de bœuf sauce au vin et frites maison, verre de vin rouge et … et assortiments de desserts : gâteau au chocolat, crêpe, mousse au chocolat, crumble au pomme. Bref c’est magnifique, je me régale.

Chloé apprécie tellement la nourriture et pour me prouver que c’est une vraie, une dure, elle lèche le plat !

Nous rentrons à l’hôtel et nous installons dans nos sacs de couchage, prêtes à regarder Louise Bourgoin et Pio Marmaï (le nouvel homme de ma vie) dans le film ‘un heureux événement’.

14/01 : Pio Pio Pio !

Grasse matinée, Chloé part déjeuner pendant que je regarde un nouveau film avec Pio Marmaï. Mais qu’il est beau !!!

A l’heure du déjeuner nous partons récupérer nos visas et revenons au restaurant français où je me régale d’un hachis parmentier et de salade. Nous écrivons nos journaux respectifs toute l’après-midi et partons nous coucher tôt.

15/01 : Vang Vieng et ses Lady Boy

Les 7h de bus jusqu’à Vang Vieng se déroulent assez bien. Nous visitons beaucoup de bungalows (oui, encore et toujours, nous voulons le meilleur pour nous) et nous en choisissons un tout équipé (comprenez serviettes et eau chaude) près de la rivière. Nous sommes super bien placé. Nous rencontrons Marcello, l’ami que Chloé s’est fait aux 4000 îles. Un Israëlien d’une soixantaine d’année qui nous poursuit, et que Chloé avait également croisé à Ventiane. Il ne s’appelle pas vraiment Marcello mais nous renommons tout, y compris les personnes ayant déjà un nom. Et nous apprendrons son prénom que dans la soirée : Eric. C’est vachement moins glamour non ?

Nous admirons le coucher de soleil sur l’un des nombreux pontons flottants sur la rivière, une bière à la main, maillot de bain enfilés. C’est proche du paradis jusqu’à ce qu’un mec fasse tomber sa bouteille d’eau dans l’eau, saute sur mon ponton et se jette dans l’eau pour la récupérer avant de m’éclabousser avec. J’aurais du lui mettre là où vous savez sa bouteille d’eau !

Nous dînons dans un restaurant rempli d’américains ou de gros australiens et partons pour la soirée open bar (entre 21h et 22h) au Sakura. Nous rencontrons à nouveau Marcello qui nous dévoile sa réelle identité et nous discutons avec des malaysiens. Vang Vieng est remplie de Coréens, Malaysiens, Australiens, Anglais et Américains, nous les quelques français et … des Lady Boy déchainées ! Ils/Elles sont déchainé(e)s et dansent comme des folles en se frottant contre les touristes à qui ça ne semble pas tout à fait déplaire.

Un des malaysiens s’éprend de moi, ils sont tellement dans une bulle Hello Kitty que quand il décide de me faire sienne, sa technique est de mettre son bras autour de mon épaule. Le pauvre, c’est mignon mais non. Je crois qu’il est vexé, pauvre homme.

Nous sommes assis autour du feu car les nuits sont très fraîches, une fille manque de tomber dedans et la communauté de touriste se rue sur elle pour relever cette jeune dépravée ayant abusé des cocktails gratuits.

Nous terminons la soirée dans une boîte de nuit en compagnie des Lady Boy et nous y faisons la connaissance de médecins, qui ont eu comme professeur ma cousine Mahaut. Je trouve ça assez fou comme coïncidence.

16/01 : Fuyez tant qu’il est encore tant !

Ce matin il faut éponger : nous partons déjeuner et nous rassasions d’un gros burger. Nous allons nous balader le long de la rivière et nous dirigeons vers les caves de Vang Vieng. Des français nous abordent pour nous suggérer un chemin gratuit. Nous sommes preneuses, évidemment. Eviter de payer 1 euro et marcher dans la boue en traversant une rivière et en ayant les pieds qui s’enfoncent dans la vase, évidemment ! Nous arrivons aux caves mais elles sont trop sombres pour que nous tentions d’y rentrer. D’autant plus en tong. Sur le chemin nous rencontrons deux français qui sortent des grottes et qui sont tout en sueur, l’un d’eux commence à nous parler sans vouloir nous lâcher. Il s’avère que nous résidons (malheureusement) au même endroit, il souhaite que nous venions prendre une bière et Chloé, dans sa gentillesse naïve, leur répond que oui, nous viendrons.

Nous continuons notre superbe balade le long de la rivière, nous arrêtons manger un pancake à la banane et au lait concentré dans la rue, qui, ma foi, n’est pas trop mauvais même si le nutella aurait sûrement été mieux ;). Après notre longue balade et une bonne douche, nous nous apprêtons à partir dîner mais sur mon chemin, je croise ce drôle de français rencontré plus tôt : Alex. Il n’arrête pas de parler de lui, de lui et de lui. Son pote et la copine de son pote ont les idées bien figées. Il n’est presque pas possible d’avoir de discussion sensée avec eux. Ça me saoule et j’attends un regard de la part de Chloé pour partir dîner. Sauf qu’ils prennent les devants et nous proposent de dîner avec eux. Le repas est inintéressant au possible. Ces gens qui pensent tout connaître et avoir tout vu ça m’exaspère. Je me tais et fais mon frigo. A la sortie du restaurant, Alex, qui ne veut toujours pas nous lâcher nous suit au bar et me dis que je suis un glaçon. Je lui dis qu’il n’a qu’à partir. Ce qu’il fait lorsque nous sortons du bar, alors que Chloé et moi nous dirigeons vers la Jungle Party. Nous arrivons à la jungle donc, entourées de Coréens qui danse tous ensemble en cercle, pendant que l’un d’entre eux se dandine au milieu de tous, sous leurs applaudissements et sifflements de folie. C’est tout rose chez eux, ils s’amusent avec rien. Certains même se font des chorégraphies avec des bruitages. Imaginez quelqu’un dire Ta Ta Ta plusieurs fois et son pote faire une danse à la matrix. Ouai c’est particulier mais nous sommes fan. Un canadien de 22 ans ne me lâche plus, j’essaye de le fuir gentiment quand j’aperçois le gros Alex. Il prétend qu’il ne pouvait pas dormir. En réalité, il voulait revoir son glaçon qui, pas de chance, l’a bien évité. Au bout d’un moment et quand la fuite n’est plus possible, je décide de rentrer, d’autant que le lendemain le bus part tôt.

17/01 : Relax, take it easy 

Nous y sommes maintenant habituées, ou devrions y être habitué nous avons la poisse des places. Après avoir dormi 3h, nous nous retrouvons avoir les places à l’arrière du minivan. Coincées entre les valises, sans appui tête, il fait tour à tour une chaleur à crever et un froid de canard. Et pour couronner le tout, la route est entièrement cabossée. Je saute toutes les 10 secondes de mon siège et ai une envie de vomir incessante. Le reste d’alcool et le manque de sommeil ne m’aide pas. Lorsqu’on arrive dans le brouillard, qu’on n’y voit pas à 1 mètre devant soi et que le conducteur continue de rouler à toute allure, je finis par prendre mon sort à la légère mais un rebond manque de m’étouffer et oui, j’ai envie de tout envoyer valser. Le supplice prend fin un peu plus de 4heures après.

Nous sommes à Luang Prabang et je suis plus énervée que jamais. Nous devons y retrouver notre ami Brioche qui ne connaît qu’à moitié le nom de sa Guesthouse ce qui ne me détend pas vraiment.

Après un bref stop dans un petit restaurant, nous nous rendons sur place, trouvons par chance une chambre grâce à notre GO BriBri et savourons nos retrouvailles.

Nous allons dîner dans un petit restaurant de la rue du marché et lorsque je m’apprête à m’endormir, épuisée de fatigue, les occupants de la Guesthouse décident de faire la fête jusqu’au petit matin, s’ensuit le chant des Coqs, qui, s’ils étaient à côté de moi se feraient étriper, jeter contre le mur, dépecer puis cuire et je les donnerais à manger aux fêtards de la veille.

18/01 : Un mouchoir ou une écharpe ?

Aujourd’hui nous allons à la piscine avec Brioche et un autrichien rencontré à l’auberge. La détente est à son comble, le calme et le soleil sont au rendez-vous. Le soir nous dînons à la cantine du marché : un buffet gigantesque pour 1,50 euros. Je goûte un légume dans l’assiette de Chloé et cherche un mouchoir pour m’essuyer et trouve finalement un bout de tissus, qui s’avère en fait être une écharpe des cuisinières … Au moins, mes doigts sont propres ! …

C’est assez bon et une fois le ventre plein et la nuit tant attendue je pars me coucher. Mais ce soir les résidents ont également décidé de ne pas me laisser dormir. JE vous épargne mes pensées macabres, quoique non, je tiens à vous dire qu’ils étaient tellement horrible que si j’avais pu retrouver une de ces grenades laissées par les Américains et la leur balancer je pense que je l’aurais fait.

19/01 : La Cascade de Kuang Si 

Situées à une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, nous nous rendons aux « grandes » cascades via minivan. Le trajet dure une bonne demi-heure et les françaises avec qui nous partageons le trajet, nous font aussi partager leur vie. L’une d’entre elle raconte à sa voisine que sa mère l’a eu à 27 ans, que son père est informaticien chez Bouygues, que sa mère travaille pour le compte de quelqu’un d’extrêmement riche … Je peux vous donner d’autres détails croustillants, n’hésitez pas.

Les chutes sont magnifiques, le parc extrêmement agréable, l’eau turquoise est une invitation à la baignade autorisée à certains endroits. Mais l’eau est bien trop fraîche, même pour Chloé la grande folle !

Pour nous rendre au sommet, nous passons par un mini-zoo où des ours noirs à collerette sont gardés. Ils ont l’air heureux et ont beaucoup d’espace, qui plus est, dans un superbe environnement.

De retour à l’auberge, je pars m’assoupir et me réveille avec des démangeaisons au cou. Lorsque je rejoins Chloé et la tripoté de français, j’assiste au dépeçage d’un cochon d’inde qu’un Laotien fait grillé sur le feu avant de s’en régaler. Miam Miam.

Ce soir nous décidons d’aller à Utopia qui semble être l’endroit branché de Luang Prabang. Pas de chance pour nous, à minuit, Utopia est déjà fermé.

A notre retour au Spicy Guesthouse mes démangeaisons laissent place à des boutons qui se répandent partout sur mon corps. Je pars me coucher en espérant que demain tout sera passé.

20/01 : Je mute

La nuit fut infernale, je n’ai pas dormi pour la 5ème nuit et les plaques apparaissent partout. Ça me démange, je gratte sans arrêt. Je pars à la pharmacie qui, à la vue de ma jambe, me donne l’antihistaminique le plus fort.

Je décide de changer d’hôtel et de prendre quelque chose de plus calme. Après un bon petit déjeuner je pars me reposer, au calme. Les démangeaisons ne s’atténuent pas et les plaquent continuent d’apparaître sur tout mon corps. J’ai peur ! Ma copine Chloé m’a rapporté à manger du marché mais je ne peux avaler que quelques bouchées et je pars m’endormir. Essayer du moins car je me réveille une dizaine de fois pour me gratter, jusqu’au sang parfois. C’est impossible de m’arrêter.

21/01 : La fin de la mutation

Ce matin j’en ai partout sur le visage, je commence sérieusement à m’inquiéter et décide d’aller à l’hôpital.

Deux femmes travaillent dans le même bureau et m’examine devant tout le monde : hommes, femmes et enfants confondus. Heureusement que ce n’est que le dos qu’elles regardent car l’enfant d’une dizaine d’années à côté se fait relooker le zizi sous toutes les coutures et devant tout le monde.

A l’issue de cette brève consultation, elle me donne une crème anti démangeaisons que j’applique de suite. Je vide le tube et les démangeaisons commencent à disparaître petit à petit.

Je ne ressemble pas à grand chose avec mes taches sur la figure mais décide d’y faire abstraction et de me balader avec Chloé toute la journée.

Le soir venu, nous décidons avec Brioche et Marie, une nouvelle arrivée, de nous rendre à Utopia, avant minuit cette fois. L’endroit est magnifique. Très beau bar avec une terrasse splendide sur la rivière Nam Khou où l’on peut s’allonger sur des futons. L’endroit est très relax, un peu hippie, la déco est éclectique. Il y a même un terrain de beach volley et nous apprenons qu’il y a des cours de yoga y sont même dispensés le matin et en fin de journée.

Je ne fais pas long feu à Utopia, mon corps continuant d’appeler mes mains pour le gratter et je rentre dans ma chambre, prend ma douche et me tartine une nouvelle fois de crème à la cortisone avant de passer la première nuit correcte depuis une semaine.

22/01 : Je veux un éléphant

Ce matin ça va mieux, les plaques ont pratiquement disparues et nous décidons de partir prendre le petit déjeuner à Utopia. Petit déjeuner qui, malgré un cadre exceptionnel, laisse à désirer par la lenteur de service et le rapport qualité/prix. Pour la petite anecdote nous avions demandé des œufs pochés coulants et nous avons eu une omelette.

Après de longues tergiversations avec des chauffeurs de tuc tuc nous nous rendons dans un magnifique village d’éléphants, bordé de cascades et de forêt sauvage. Le village est situé à une trentaine de kilomètre de Luang Prabang et une fois arrivé, il faut prendre une barque pendant 10 minutes pour enfin voir les éléphants.

Le spectacle est magique, il sont beaux et semblent bien traités. Les Mahouts (le maître, le guide et le soigneur de l’éléphant) leur parlent et ne les frappent pas. La montée est un peu chère et nous décidons de les nourrir en compagnie de jeunes moines. Quelle brave bête l’éléphant. C’est tellement mignon lorsque sa marche avec ses 4 genoux et ses grosses pates. Tout semble paisible pour lui. Il est calme et relaxé. Il mange tout le temps et vit en communauté. Bref, je voudrais bien un éléphant mais faudrait que je vive dans la savane et même si je pourrais peut être un jour envisager d’aménager mon 20m2 en centre ville, je ne suis pas sûre que la compagnie aérienne accepte une bête qui pèse près de 5 Tonnes.

On part faire une petite randonnée dans la forêt qui est très sauvage et on découvre de magnifiques cascades, peut-être plus belle que celle de Kuang Si parce que moins touristique. Mais moins haute aussi.

Après cette journée riche en émotions nous voilà de retour dans le centre ville, prête à finir la journée en beauté par du yoga à Utopia.

C’est la première fois pour moi et je vous assure que ce n’est pas si facile. Surtout cette satanée position de salutation au soleil. Si on réussit à se convaincre que le ridicule ne tue pas, c’est vrai qu’en sortant de la séance on se sent vraiment mieux, plus relaxé et plus mou.

Nous buvons une bière pour nous féliciter de ce sport intense et partons à la recherche d’un endroit cosy pour notre dernier dîner. On se trouve un barbecue et on trouve ça parfait pour se réchauffer. On mange à une vitesse de folie et on s’étonne des minces portions servies.

Les cocktails de ce restaurant sont chimiques mais le vin est fruité et plutôt bon ! Oui, c’est notre dernier soir alors on se lâche un peu.

De retour à l’hôtel, je salue tout le monde avant de rejoindre ma chambre et propose à Chloé de me raccompagner. Avec un étonnant enthousiasme, elle saute sur l’occasion mais après réflexion décide de rester. J’imagine que les adieux vont être déchirants !

23/01 : Séparation

La nuit fut courte mais bonne, je rejoins Chloé à son auberge où j’ai laissé mes affaires, fais mon sac et descend à la réception où le tuc tuc doit venir me chercher dans 5 minutes. Le tuc tuc est à l’heure et il faut se dépêcher, pas le temps pour les au revoir, ce qui n’est surement pas plus mal car Chloé c’est une grande histoire dont on ne peut pas se séparer sans émotions.

Ma Fatal Biouty, toi et moi on a tellement partagé ! Trop d’émotions, d’histoires, de repas, de chansons. On a tout renommé, Sweet B, Marcello, Bobbie, Josy La Truie, Robert, ton 3ème œil et bien d’autres… Ces Good Morning et ces discussions sur la vie à n’en plus finir.

Tu étais à mon chevet quand l’urticaire me rongeait et je t’ai soutenu quand cet indélicat d’infirmier t’a enlevé Croûtie à la pince à épiler. On a rigolé pour tout et pour rien, surtout quand il s’agissait de ton poignet ou de tes anomalies corporelles. Quand je louf*** et que tu le savais, quand tu faisais pipi la porte ouverte et quand tu me disais : aujourd’hui je me repose alors que tu te reposais depuis 3 jours déjà. Peut être que ça te déclenchera une larmichette parce que tu es sensible, auquel cas lâche toi, pleure une waterfall et n’oublie pas que tu es wonferfull ! Et n’oublie pas aussi … qu’un jour on achètera un bateau vert et blanc J

Après ce bref aparté, je me trouve donc dans mon tuc tuc direction la station de bus. Mais je me retrouve au port ! Quel enfoiré ce tourist information de l’auberge ! De toute façon cette auberge : Spicy Laos c’était de la merde. Je n’ai, à tort peut être, jamais laissé de commentaire nulle part pour rien mais là je vais me lâcher. J’ai payé une fortune mon billet pour faire deux jours de bateaux. Je suis contente bien sûr mais le fait que l’information soit erronée me rend folle.

Je me retrouve donc au port, prête à embarquer.

Il est tôt et lorsque le bateau démarre, j’ai beau être en doudoune, écharpe et legging, j’ai froid. Et je vois tous ces couples qui se réchauffent dans les bras les uns des autres. Et moi j’ai à côté de moi, une anglaise au physique disgracieux et peu plaisant, à l’accent incompréhensible qui, une fois lancée ne s’arrête pas de parler.

Je croyais que nous allions prendre le bus, je n’ai donc rien prévu à manger et je me retrouve à jeûner pendant 9h. Arrivée à Paksang, cette anglaise : Claire, me propose de partager une chambre, ce que j’accepte avec plaisir. Une fois l’auberge trouvée je me rue sur le premier restaurant, mange un bout et m’endors très vite après.

24/01 : Il était un petit navire

Réveillées tôt, nous prenons un bon petit déjeuner, et cette fois je prévois un gros sandwich et des gâteaux pour cette longue journée de bateau.

Les paysages sont magnifiques bien que peu variés.

Nous arrivons à Huay Xai (la frontière) sans problème 9heures plus tard et prenons un tuc tuc avec les occidentaux du bateau. Une dame suisse d’une bonne cinquantaine d’année, qui voyage seule, me hurle dans les oreilles dans le tuc tuc. Même avec des boules Quiiès j’aurais eu l’impression qu’elle hurlait. Je n’ai qu’une hâte, passer la frontière et rejoindre Chang Maï.

Je passe la frontière et ça y’est je suis en Thaïlande! Mais il n’y a plus de bus pour rejoindre Chang Maï.

Nous sommes une dizaine d’occidentaux dans le même cas et logeons tous dans la même auberge, l’anglaise et moi partageons à nouveau la même chambre.

Nous partons dîner tous ensemble et je suis à mon summum en terme d’insociabilité. Entre les uns qui hurlent et les autres qui se bécotent, je ne me sens pas à ma place et lorsque l’anglaise prise de froid décide de rejoindre l’hôtel, je saute sur l’occasion pour l’accompagner.

Nous passons au supermarché faire quelques provisions. Nous sommes bien en Thaïlande, enfin un supermarché avec un rayon produit frais ! Enfin un super marché tout court de toute façon ! Nous rentrons dans notre 10m2 et partons dormir pour finalement prendre le bus qui nous amènera à Chang Maï demain matin.

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