Du 15/02 au 21/02: Starkiwi et ses amies !

15/02 : Starkiwi et ses amies

Starkiwi est de sexe masculin et il est très content car à partir d’aujourd’hui il va trimballer 3 sexy jeunes françaises sur ses sièges. Notre compagne de route s’appelle Chloé. Elle mesure environ 1m60, elle a le visage qui ressemble beaucoup à celui de Kate Blanchet, de très beaux yeux bleus et des cheveux un peu roux, la peau blanche et une bouche bien rose. Elle semble très calme et très sympathique. T’inquiète Faco, personne ne te remplacera jamais.

Nous partons en direction de Coromandel, la péninsule à l’ouest d’Auckland et après avoir eu du mal à trouver notre chemin, nous longeons la côte et les plages d’eau turquoise, le paysage est vallonné, un peu sec mais majestueux. Si vous vous souvenez de Petit Pied, (paye ta référence) ce dessin animé où le petit dinosaure découvre une terre fertile et magnifique, les paysages y ressemblent.

Nous faisons quelques courses à New World, principal grand supermarché du pays, et roulons jusqu’aux plages d’Otama où les campings s’avèrent hors de prix. Nous faisons rouler Starkiwi jusqu’à la plage d’Opito, qui est à la pointe de la péninsule. Nous trouvons un superbe emplacement en face de la mer et même avec des toilettes !

Nous commençons à installer nos affaires lorsque le voisinage nous fait des grands signes. Signes que je ne comprends pas et que je ne veux pas spécialement comprendre s’il s’agit de dégager, et je continue donc de déballer les affaires. Une femme arrive vers nous et nous dit qu’il faut tout ranger car l’hélicoptère qu’il y a au dessus de nos têtes va atterrir.

Nous rangeons donc notre barda à vitesse grand V pour découvrir que l’hélicoptère a 500 mètres.

Nous ressortons tout et montons la tente. Elle est très petite et à 3 dedans ça promet d’être vraiment serré.

Le soleil se couche vers 21h et laisse place à un incroyable ciel étoilé, sans lune apparente.

Nous dormons collé serré, nous dormons mal et Chloé qui s’était mise au milieu termine sa courte nuit dans la voiture.

16/02 : Une émouvante demande en mariage

Ce matin, fatiguée d’une nuit trop courte, nous découvrons avec joie que notre réchaud fonctionne à merveille et buvons du thé en regardant les vagues s’écraser contre les rochers. Il fait doux mais le ciel s’assombrit. Nous remballons notre matériel et partons vers la plage d’Otama.

Nous partons voir la « Cathedral Cove » qui est la première réserve marine de la péninsule de Coromandel. C’est une arche naturelle qui fut établie en 1992 pour préserver les habitats marins. Et sous cette arche nous voyons un homme d’origine asiatique, avec des bagues aux dents, un genou à terre et les mains fermées autour d’une boîte faire la demande de sa vie à sa dulcinée. Et cette jeune fille toute émue se met à pleurer comme vache qui pisse en devenant toute rouge et en répétant « oui » un nombre de fois à se décrocher la tête.

Après cette balade et une baignade écourtée par trop de vent, on se met en route pour la « Hot Water Beach » connue pour ses sources d’eau chaude une fois un trou creusé dans le sable.

Le sable est bien noir et le vent n’a pas cessé, on y déjeune et l’on tente de creuser un trou pour découvrir les sources d’eau chaude, sans succès. Aucune eau n’en sort. Il faut creusé 2h avant la marée ou 2h après. Il est 16h et la marée est annoncée à 11h. C’est donc raté !

Nous roulons dans l’espoir de trouver un camping peu cher voire gratuit mais nous nous éloignons de plus en plus. Et vers 19h nous découvrons un emplacement de rêve dans une réserve naturelle à Oputere.

Je pars me balader dans la forêt avec Chloé et nous découvrons des plages de sables blancs au bout du chemin, toutes sauvages ! Nous sommes passé au travers d’une forêt de pins laissée à l’état sauvage. La plage n’est pas accessible en voiture ce qui la protège des visiteurs fainéants mais surtout de la pollution.

Lorsque je reviens Justine nous fait part de sa découverte: des douches accessible sans payement ! C’est aussi une très grande nouvelle !

Les filles décident d’aller se lever et je commence à monter la tente lorsqu’un vieux couple m’interpelle et me dit que c’est interdit de monter sa tente ici. Seulement les véhicules avec des toilettes le peuvent !

Mais nous avons décidé de camper là alors dès que le couple décide à partir, je remonte la tente.

Les filles revenues, nous préparons notre popote et retentons l’expérience de dormir à 3 dans une tente qui est plus conçue pour 2 personnes que pour 3.

17/02 : « Appeal the fine ! »

Nous dormons mieux, du moins jusqu’à ce que nous nous fassions réveiller de bon matin par une ranger. Une ranger qui nous parle trop vite trop tôt pour que nous ayons le temps de réaliser que nous devons payer une amende. Nous la rattrapons et elle nous explique que nous pouvons faire appel pour ne pas avoir à payer.

Nous remballons rapidement nos affaires et nous dirigeons vers Whangamata qui est la ville la plus proche.

Nous y rencontrons une canadienne, partie anglaise, qui parle très bien français et qui est désolée pour nous. Elle va faire le nécessaire pour que nous n’ayons pas l’amende à payer mais nous informe que malheureusement cela ne dépend pas d’elle. Nous remplissons le formulaire et n’avons plus qu’à croiser les doigts pendant 2 semaines avant d’avoir la réponse fatidique.

Nous croisons un New World et en profitons pour faire le plein de nourriture avant de se remettre en route, direction les grottes de Waitomo. Sur le chemin nous nous arrêtons à Hamilton boire un café, recharger les batteries et se reconnecter au monde. Les villes néo zélandaise ressemblent beaucoup à ce que j’imagine des villes américaines. Des gros blocs, des grands rues, des pâtés de maisons et quelques magasins. Les villes que nous avons traversées pour le moment n’ont aucune âme, aucune rue n’est vieille depuis plus de 200 ans, et toute les maisons se ressemblent.

Arrivée à Waitomo, nous nous renseignons sur les caves à visiter. Chloé décide de visiter la plus célèbre : Glowworm et Justine et moi optons pour le forfait 3 grottes. Nous visitons ensemble Glowworm (le vers luisant) le soir même et nous y découvrons d’impressionnantes stalactites et stalagmites avant d’atteindre une vaste caverne baptisée la Cathédrale. La promenade en bateau sur la rivière souterraine à la fin circuit est clairement le moment fort. Nos yeux accoutumés à l’obscurité, on découvre une myriade de vers luisants formant ce qui ressemble à une voie lactée. C’est dans le silence le plus total que nous sommes toutes les 3 béates devant ce spectacle si particulier et si beau.

C’est avec beaucoup d’émotions que nous sortons de la grotte et partons chercher un camping. Cette fois nous souhaitons dormir dans un endroit sans ranger mais les camping alentours sont tous payants. Nous décidons de payer 2 places pour 3, la réceptionniste étant un peu perché, notre supercherie réussit à merveille !

Une bonne douche chaude et après avoir fait quelques courses de ravitaillement, nous cuisinons un excellent dîner et partons nous coucher. Difficile de dormir à 3 dans une tente qui est constamment imbibée d’humidité et qui nous trempe comme si nous avions pris des douches, Chloé craque et repart dans la voiture au milieu de la nuit. Quand à moi sous les coups de 2h du matin, je me lève vider ma vessie dans la nature et en regardant le ciel à la recherche de la lune j’aperçois une étoile filante !

18/02 : Sous terre, Sur terre, Au dessus de la terre !

Ce matin Justine et moi partons visiter les grottes de Ruakuri et Aranui.

Notre jeune guide se présente sur le parking et nous emmène à l’entrée de la grotte. Il donne quelques explications dont nous avons du mal à saisir le sens complet et appuie sur un bouton qui permet l’ouverture d’une porte caché dans la grotte. J’adore !

On rentre dans la grotte et je ne vois plus rien, j’appelle Justine qui est déjà loin et qui ne doit pas m’entendre, fait du rentre dedans au guide et lorsqu’il allume la lumière découvre que je ne suis pas du tout au bon endroit.

Une fois ma place trouvée et le guide ayant fait son speach sur le vertige, il allume les lumières et on découvre un impressionnant escalier en colimaçon de 15 mètres de haut. Le circuit parcourt presque de 2 km des 7,5 km de la grotte et comprend de vastes cavernes parsemées de vers luisants, des cours d’eau, des cascades et des structures calcaires complexe.

Ce qui est super c’est que nous sommes le premier groupe à pénétrer dans la grotte ce matin et que notre groupe est petit. On a donc tout le temps d’admirer ces stalactites et stalagmites créées à bases d’eau.

C’est absolument impressionnant de découvrir toutes ces galeries sous terre. Il paraît qu’on est à 65 mètres sous terre ! Après près d’1heure et demi de balade, nous sortons de ce site époustouflant.

Nous prenons la voiture et allons découvrir la dernière grotte de notre sélection, la grotte d’Aranui. Celle-ci est moins impressionnante mais notre guide, descendante des maoris nous donne des informations bien plus instructives que notre jeune guide précédent. C’est avec elle et un petit groupe que nous rentrons dans un environnement sec, avec très peu de vers luisants, mais qui se distingue par d’incroyables formations de calcaires dont un plafond hérissé de milliers de fines stalactites. Malheureusement il y a quelques dizaines d’années il n’y avait pas de protection pour les touristes et ceux-ci s’amusaient à les détruire. Il y’en a beaucoup qui sont coupé et pour qu’elles se recréent parfaitement il faudra encore attente des dizaines voire des centaine d’années.

A la sortie de la grotte nous partons faire une petite balade à travers la forêt et y découvrons des tunnels naturels et des grottes immenses.

Nous retrouvons Chloé restée à l’auberge, déjeunons et prenons la route du Parc National.

Après plusieurs détours, qui il faut le dire, deviennent habituels nous arrivons dans les décors du Seigneurs des Anneaux. Un grand désert avec des volcans qui jaillissent de nul part, les nuages au dessus donnant l’impression qu’ils sont en éruption.

Tongariro fut le premier parc national de Nouvelle Zélande crée en 1887. Ses 3 hauts volcans Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro s’élèvent d’un vaste plateau alpin couvert de broussailles. Ils sont tous en activité. (En hiver le parc national devient un domaine skiable très fréquenté).

Arrivées sur place, in extremis à la fermeture du centre d’information, nous décidons que demain nous ferons la célèbre balade d’une journée au sommet du ont Ruapehu.

Ce soir nous dormons dans un DOC camping, ce sont les campings qui ne sont pas surveillés et où l’on doit payer 6$ par personne. Somme que l’on glisse dans une petite boîte verte. On décide de payer mais on décide de payer pour une seule personne soit 6$ pour 3. Encore une superbe supercherie !

Le problème de la balade qu’on a décidé de faire c’est qu’elle commence à un point a et finit à un point b. Certes il y a des navettes à 30$ par personne.

Alors le soir on mène notre enquête et on demande aux gens s’ils peuvent nous monter jusqu’en haut. Malheureusement la plupart des personnes n’ont que deux places dans leur voiture ou ne font pas cette marche demain.

On finit par trouver des allemands qui acceptent de nous déposer à ce qui est considéré comme la fin du chemin pour qu’on commence la balade dans l’autre sens. Il déposera a et b au point de départ, mettra la voiture au point d’arriver et prendra la navette pour rejoindre ses amis. Pour payer moins cher nous acceptons, et lorsque nous leur donnons notre réponse, celui qui devra prendre la navette nous demande de la partager. C’est de bonne guerre certes, mais nous, nous devons commencer le chemin par « la fin ».

Nous dînons et nous préparons à dormir quelques heures, demain départ 5h.

19/02 : Gollum, sors de ta cachette !!

Chloé n’a pas retenté l’expérience de la tente et a directement opté pour la voiture. Moi j’ai eu super froid. La tente était trempée d’humidité, mes cheveux trempés aussi, comme si j’avais fait un shampoing.

A 5h, Chloé vient nous réveiller et c’est dans un froid glacial que nous nous préparons. Des couches de pull et les chaussures de rando chaussés, nous sommes parés et même en avance ! Les allemands arrivent quelques minutes après, je suis fière de les avoir devancé !

Le programme se déroule bien mais les allemands ne perdent pas jamais le nord très longtemps. Après avoir déposé a et b, il ne manque pas de nous demander son dû pour la navette.

Nous prenons le petit déjeuner en regardant le levé du soleil sur le parking et nous mettons en marche. Quelques personnes commencent aussi par cet itinéraire et ça nous rassure. Le mont Tongariro (1968 mètres) n’avait pas montré de signe d’activité depuis 1926 jusqu’à une petite éruption en août 2012. Sur le chemin nous croisons des lacs colorés aux incroyables nuances de vert et de bleu. On commence notre trajet dans une superbe forêt, passons au travers de plusieurs cratères et finissons dans les coulées de lave et la plaine désertique, sous un soleil écrasant. Les paysages ressemblent vraiment au film du Seigneur des anneaux ! on s’attendrait à ce que Gollum sorte d’entre la lave et nous saute dessus.

Après 8h de marche et très peu de sommeil la nuit dernière, nous partons à la recherche d’une auberge pas trop chère et découvrons Erua Backpackers. Une grande auberge aux lits moyennant douillets mais avec un jaccuzzi et des douches bien chaude. Une très grande cuisine et une magnifique vue sur les montagnes.

Nous prenons des lits en dortoir, à seulement 25$ la nuit et Justine et moi courons au Jaccuzzi. Mais pour être bien au Jaccuzzi il faudrait avoir de la bière et des chips. Alors on prend la voiture et on fonce acheter ces produits. La bière est une denrée rare ici, au milieu du rien mais nous finissons par en trouver – quand on veut, on peut !

Une fois rentrée et installées dans le Jaccuzzi, nous nous laissé bercer par les bulles bien qu’à la fin la couleur de l’eau me dégoute un peu. Elle ne doit pas être changée très souvent ! Nous prenons notre douche après et préparons à dîner.

Le soir je meurs d’envie de regarder le Seigneur des anneaux et finis par le trouver en anglais. J’ai un peu peur de le regarder toute seule et les filles dorment déjà. J’attendrais demain !

20/02 : Pas de passeport ? Pas d’alcool !

Ce matin les filles sont parties ce balader et je suis restée dans mon lit le plus longtemps possible.

J’ai pris une longue douche bien chaude, une bon petit déjeuner et j’ai glandouillé.

Quand elles sont revenues, Justine et moi avons planté la tente et je suis partie au supermarché avec Chloé faire des provisions et acheter une bouteille pour fêter notre semaine et surtout se préparer pour notre séparation. Chloé continue sa route du côté d’Hasting à l’est de l’île du sud et Justine et moi allons longer la côte est pour rejoindre Paraparaumu, où notre commence wwoofing commence dans 2 jours.

Arrivées au New World, nous faisons les courses et arrivées à la caisse, on me demande ma carte d’identité pour pouvoir acheter la bouteille de vin.

Mais je ne l’ai pas ! Je leur montre tous mes papiers qui peuvent prouver que j’ai plus de 18 ans mais c’est un non catégorique. J’essaye même de lui dire que Starkiwi est en face et que je peux conduire devant elle si elle veut mais rien à faire, ces néo-zélandais respectent les lois à la lettre et je repars bredouille. Chloé retourne dans le magasin et tente d’acheter la bouteille avec sa carte d’identité, ce qui est aussi un échec. Il faut un document d’identité de nouvelle Zélande ou notre passeport. Aucun autre document n’est accepté. C’est énervées et bredouilles que nous rentrons.

21/02 : Une séparation  

Après avoir demandé à toute l’auberge si quelqu’un allait en direction d’Hasting, Chloé a finit par trouver des italiens qui peuvent la déposer en route. Elle part chercher du travail et c’est donc avec un peu de tristesse que nos chemins se séparent. Mais se recroiserons je l’espère plus au sud !

Justine et moi plions bagages et roulons tranquillement vers Whanganui qui ressemble à une ville déserte du Far West. Les gens ressemblent à des morts vivants, ont un style vestimentaire qui date peut-être de l’époque anté-nos grands parents, ils n’ont pas l’air heureux de vivre et ne sont pas d’une amabilité notable. C’est cependant ici que nous trouvons notre adaptateur cassette ! Enfin nous allons pouvoir écouter de la musique ! Et nous achetons une Tongue désodorisante pour Starkiwi, un superbe sac qui fera office de glacière et quelques conneries.

On s’arrête se connecter au monde à Burger King, où la population ressemble de plus en plus à celle d’un mauvais film d’horreur.

Nous nous arrêtons plusieurs fois sur le chemin et la nuit tombante décidons de suivre les indications de l’appli des campings gratuits. On découvre un immense emplacement au fin fond d’une route ! On plante la tente et essayons de cuisiner une soupe au potiron ! La grande question de ce soir c’est : quelle est la différence entre potiron, potimarron et citrouille ! C’est sûr que des questions d’ordre primordial, on s’en est posé beaucoup.

Demain nous rejoindrons nos hôtes !

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